Notre principal site de pratique est connu dans le coin sous le nom du « bout du monde » ou du « vieux pont », parce que nous pratiquons en fait sur les vestiges d’un pont médiéval, rien que ça …
Navigable toute l’année, y compris durant de forts étiages (c’est à dire le plus bas niveau des eaux), ce spot offre une multitude de visages et de conditions de navigation puisqu’il évolue au rythme des changements du niveau de la Loire, aussi minimes soient-ils.
L’accélération de l’eau au travers des brèches formées par la succession d’ilots artificiels (les piliers de l’ancien pont) crée des veines successives de petite et moyenne intensité et fait de ce lieu un site de pratique d’eau vive unique dans la région.
Chacune des veines d’eau a ainsi sa personnalité (voire son nom…) et son niveau de difficulté plus ou moins technique.
Un peu d’histoire
Les premières mentions d’un pont à Meung-sur-Loire remontent au XVe siècle, dans des récits relatant l’épopée de Jeanne d’Arc . On y apprend que la pucelle d’Orléans reprit le pont aux Anglais le 15 juin 1429. Le pont, probablement fragilisé par le temps et les crues de la Loire, finit par disparaître. Il faut attendre le XIXe siècle et une ordonnance royale d’avril 1834 pour qu’un nouveau pont soit construit en aval. Entre-temps, la traversée de la Loire à Meung-sur-Loire s’effectue par bac.
Aujourd’hui
Il ne reste du pont du Moyen-Age que quelques pieux de bois qui apparaissent durant l’étiage ainsi que des amas de pierres de taille blanches (à l’emplacement des anciens piliers), sur lesquels la végétation a pris place pendant les deux dernières décennies.